Appel 112 : choisir sa langue pour être mieux aidé
Lorsqu’un appel d’urgence est passé, les premières informations transmises sont essentielles : le lieu, la nature du problème, le nombre de personnes concernées. Dans ces moments-là, il faut pouvoir être compris rapidement.
Jusqu’ici, lorsqu’on appelait le 112, il fallait d’abord choisir le type d’intervention souhaité : pompiers, ambulance ou police.
Depuis le 16 mars dernier, sous l'impulsion du SPF Intérieur, un projet pilote est mené en vue d’améliorer la procédure d’appel au 112.
L’objectif est simple : permettre à chacun d’être pris en charge dans l’une des trois langues nationales — français, néerlandais ou allemand.
Ce choix permet d’orienter l’appel vers l’opérateur le plus adapté :
- Si vous choisissez le français, votre appel est traité par une centrale d’urgence wallonne.
- Si vous choisissez le néerlandais, votre appel est traité par une centrale d’urgence flamande.
- Si vous choisissez l'allemand, votre appel est traité prioritairement par un opérateur germanophone de la centrale d’urgence de Liège.
En cas d’accident, de malaise, d’incendie ou de danger immédiat, le stress peut rendre les explications plus difficiles. Pouvoir parler dans la langue que l’on maîtrise le mieux facilite le dialogue avec l’opérateur.
Cette nouveauté est aussi importante pour les personnes qui travaillent, circulent ou séjournent près d’une frontière linguistique. Un appel passé depuis une province voisine peut être dirigé vers une autre centrale d’urgence.
Si le projet pilote se confirme, ce dispositif pourrait être étendu à l’ensemble du pays.